Menu

Santé et pollution : l'exemple de Tokyo


Rédigé le Jeudi 8 Décembre 2016 à 16:53 | Lu 15 commentaire(s)


La politique anti-diesel engagée par Tokyo au début des années 2000 a eu des effets bénéfiques sur la santé des habitants en diminuant notamment le taux de mortalité par maladie pulmonaire de 22% (Science et avenir - 07/12/16)


L'agglomération parisienne est touchée par l'un des plus importants épisodes de pollution aux particules fines PM10. Ces particules qui se caractérisent par un diamètre inférieur à 10 microns (un cheveu fait en moyenne 60 microns) pénètrent profondément dans les poumons et peuvent déclencher des réactions inflammatoires favorisant la survenue de nombreuses maladies. Pulmonaires bien sûr (asthme, BPCO, bronchites, cancer des voies respiratoires...) mais aussi cardiovasculaires. En France, on estime que 48.000 décès prématurés sont dus à la pollution au particules fines selon une étude de Santé publique France publiée en juin 2016. Suffisant pour comprendre que la pollution de l'air est devenue un problème majeur de santé publique. Car en réduisant le niveau de pollution aux particules fines, on réduirait du même coup les problèmes de santé liés. A ce titre, l'exemple de la ville de Tokyo est très révélateur. Confronté à un problème récurrent de pollution de l'air, la capitale du Japon a engagé au début des années 2000 une politique très restrictive face au diesel. Entre mise aux normes, campagnes d'information et contrôles drastiques, la mégalopole a vu son taux de particules fines baisser de 50% entre 2001 et 2011.

Sans diesel, les Tokyoïtes meurent moins

Et cela a eu un véritable impact sur la santé des Tokyoïtes. Des épidémiologistes japonais de l'université d'Okayama se sont attachés à évaluer l'impact sur la santé de cette politique anti-diesel. Leur étude parue en 2016 dans la revue Epidemiology met en lumière une association significative entre baisse des concentrations de particules fines et diminution de la mortalité. Une étude qualifiée de "quasi-expérimentale" par les scientifiques qui ont pu constater in situ, et dans un laps de temps relativement court en épidémiologie, ces effets bénéfiques. L'équipe du Dr Takashi Yorifuji en est arrivé à la conclusion que les mesures anti-diesel ont conduit à une baisse de la mortalité de 6% toutes causes confondues. Le chiffre atteint les 22% si l'on ne prend en compte que les maladies pulmonaires.

Lire la suite : Science et Avenir - 07/12/16



Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 3 Mai 2017 - 20:45 libre de soigner et d'être soigné