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Non aux soins "low cost" ! Et pourtant...

Source : Infirmier.com 23/01/17


Rédigé le Lundi 23 Janvier 2017 à 20:18 | Lu 55 commentaire(s)



Le ministère de la Santé va toujours plus loin dans sa recherche d’économies, en autorisant des soins à la découpe par la publication le 19 janvier dernier d’une Ordonnance 2017-50 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé ! s’indigne Thierry Amouroux, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers ; un texte pourtant rejeté à l’unanimité par le Haut Conseil des Professions Paramédicales HCPP, et dénoncé par toutes les organisations professionnelles représentatives des professions de santé réglementées. Après les glissements de tâches, ils inventent le "séquençage des activités" pour permettre un "exercice partiel" des professions de santé poursuit Thierry Amouroux. Ce texte autorise en effet des ressortissants de l’UE détenteurs d’un diplôme de soins non compensable de réaliser tout ou partie des activités infirmières. Nous refusons de voir arriver des métiers intermédiaires entre aide-soignant et infirmière, type « auxiliaire en plaie et cicatrisations » ou « assistant de soins en diabétologie », qui ne reposeraient sur aucune formation française. Le texte vise textuellement (section 3, article L 4002-3) à accorder "un accès partiel" à une profession règlementée lorsque "les différences entre l’activité professionnelle légalement exercée dans l’Etat d’origine et la profession correspondante en France sont si importantes que l’application de mesures de compensation reviendrait à imposer au demandeur de suivre le programme complet d’enseignement et de formation requis pour avoir pleinement accès à la profession". En clair, il devrait faire les trois années d’études pour exercer comme infirmier, tellement son expérience professionnelle est éloignée de notre exercice !

Une publication d'ordonnance qui conforte le SNPI dans son appel à manifestation demain mardi 24 janvier dès 13h sur le parvis de la gare Montparnasse, à Paris.

A lire sur le site du SNPI




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