Menu

Manifeste des médecins et soignants indignés pour la Liberté de soigner


Rédigé le Mercredi 4 Janvier 2017 à 11:49 | Lu 80 commentaire(s)


APPEL DE LA PITIE DU 4 /4/ 14 à une Mission parlementaire pour la liberté de soigner.


Nous , médecins libéraux et hospitaliers tous grades et modes d’exercice confondus , cliniciens , généralistes , oncologues , psychiatres , chirurgiens , radiothérapeutes , biologistes, et toutes spécialités , pharmaciens , sage-femmes et soignants INDIGNES
Appelons à une mission parlementaire sur la mise en cause de la Liberté de soigner, seule garant du respect du serment d’Hippocrate, du code de Nuremberg , de la loi d’ Helsinki , et des droits constitutionnels fondamentaux de l’Etre Humain.

Ces garants des droits de l'homme nous paraissent gravement mis en cause par la mise sous tutelle bureaucratique des médecins et soignants dont les prescriptions et actes sont soumises à mille normes administratives et injonctions scientifiques élaborées sous le joug exclusif de la "médecine des preuves" dans laquelle la rédaction des protocoles est largement soumise à des conflits d'intérêt majeurs avec les lobbies pharmaceutiques,

Dont les déterminants sont uniquement les essais thérapeutiques le plus souvent randomisés et en général promus par l’industrie (propriétaire des résultats ) et ringardisant tous les données acquises de la science antérieures et / ou non basées sur des essais ouverts

La médecine dite des preuves privilégie outrageusement les méthodes chimiques de traitement et marginalise toutes les autres approches basées sur le patient singulier et non sur le collectif, transformant par exemple selon l’expression d’un médecin spécialiste d’un centre palliatif reconnu « notre médecine de la douleur en médecine de dealer » .

Depuis 1991 la bureaucratie détruit progressivement la médecine à travers des circulaires, décrets et lois successives et son achèvement avec la loi HPST de 2009 et des plans nationaux comme les plans cancer. Elle a mis en place des pouvoirs administratifs démesurés et antidémocratiques sans contrepouvoirs, trop souvent au service des lobbies politico médiatico- médico pharmaceutiques.

Les agences régionales de santé (ARS) dont les directeurs ont tout pouvoir autocratique de fermer des établissements et/ou des activités sans recours réel, et de licencier des médecins insoumis aux diktats représentent l’inquisition moderne à un prix de revient élevé de leur fonctionnement (2,5 milliards d’euros).

La sécurité sociale, sous le joug du ministère de la sante est sommée d’appliquer les règles de remboursement des soins établis par sa tutelle ministérielle, de rembourser des médicaments inutiles et/ou dangereux ou expérimentaux (médicaments hors liste), et d’organiser le harcèlement des médecins libéraux par les contrôles, les limitations de leur droit de prescription et leurs soumissions obligées aux objectifs du ROSP . Au lieu de boucher le « trou » le ministère le creuse en obligeant la sécurité sociale à financer des activités (telles que la recherche et la prévention) qui ne relèvent pas de sa mission première (rembourser les soins des malades).

Les déserts médicaux sont plus la conséquence de la désespérance des médecins et soignants comme en témoigne le nombre croissant de suicides, que du nombre de médecins. Ce dernier est encore relativement suffisant mais les médecins français peuvent être amenés à préférer le salariat dans des postes non soignants en laboratoires pharmaceutiques ou instances bureaucratiques que l’exercice au chevet des malades et les médecins étrangers ne tarderont pas à fuir la France comme le font de plus en plus les médecins français dans ces conditions peu rémunératrices d’exercice liberticide.
Le code de déontologie impose au médecin de travailler en toute indépendance professionnelle. Ce devoir est devenu impossible à respecter vu les injonctions de prescription des traitements, de vaccins souvent discutables, de dépistages inutiles et les multiples comités en milieu hospitalier avec des « protocoles » de prise en charge (contre les infections , contre la douleur ,les check listes d’anesthésie etc.) et les injonctions de la sécurité sociale pour les libéraux. La soumission aux objectifs du ROSP constitue d’ailleurs un exemple de tentative de corruption institutionnalisée puisque le médecin qui les atteindrait par son influence sur ses malades recevrait pour cela jusqu’à 9000 euros…

Rappelons que la loi dit que le patient reste libre du choix de son médecin et décide avec lui son traitement (code de santé publique).

Cela est déjà devenu impossible en cancérologie : les circuits fléchés par l’Institut national du cancer (INCa) conduisent à des réseaux fermés obligatoires, (eux-mêmes -sous contrôle des ARS et de la Haute autorité de santé) qui imposent des traitements standardisés , le plus souvent possible des essais thérapeutiques dits « protocoles ». Le libre choix ne l’est plus puisque des parents qui refusent un essai se voient menacer du juge pour leur retirer la tutelle de leur enfant.
En médecine de ville la mise en place obligatoire des mutuelles qui obtiendront rapidement le droit à des remboursements différenciés selon des listes de praticiens agrées par l’organisme fait voler en éclat le concept même de libre choix.

Il est temps d’avertir nos élus du danger qui menace notre système de santé dans lequel le rôle des professionnels reste majeur. Rien ne peut se faire sans eux .Les multiples tentatives administratives « d’organisation » en couches successives tant des hôpitaux que des maisons de santé, parcours de soins etc. sont à mille lieux de la Vraie vie et de la vraie médecine qui repose avant tout sur le dialogue singulier médecin-patient .
Toutes les démarches pour imposer une médecine collectiviste digne des dictatures socialistes des anciens pays de l’Est échoueront mais laisseront sur leur chemin chaotique trop de victimes innocentes.

Dans ce contexte se développe une politique de la peur qui tente de museler toute opposition à cette démarche technocratique dominante dont les effets destructeurs sont sous-estimés par les acteurs de santé et les équipes de soin. Nous nous devons de dénoncer cette situation et entrer en position de résistance face à une telle surdité des appareils et des élus.

Mmes Mrs les Députes les Sénateurs, écoutez les professionnels de terrain dévoués et honnêtes et loin des conflits d’intérêt et du pouvoir et sauvez notre liberté de soigner et de penser. Retrouvons ensemble la dignité de penser et sauvons notre démocratie tellement mise à mal avant qu’il ne soit trop tard .

SIGNEZ LA PETITION



Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 4 Janvier 2017 - 11:43 L'ALUMINIUM, LES VACCINS ET LES 2 LAPINS...