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APPEL POUR UNE SANTE LIBEREE

A l'attention des candidats à la présidence de la République - Paris le 03/02/17


Rédigé le Vendredi 3 Février 2017 à 08:55 | Lu 5250 commentaire(s)


L' "Appel pour une Santé libérée" est lancé par le Parti pour la Santé présidé par Nicole Delépine, pédiatre oncologue ancien chef de service APHP


Un constat alarmant

Depuis plus de 20 ans, citoyens et soignants assistent à la destruction progressive du système de soins solidaire hérité de la Résistance. Jugé le meilleur par l’OMS en 1998, il est maintenant placé au 24ème rang mondial. 

Pour les patients, fermeture des hôpitaux et des maternités de proximité, files d’attente interminables aux urgences, ou pour consulter certains spécialistes, déserts médicaux de plus en plus nombreux, déremboursements croissants avec augmentation progressive du reste à charge, mutuelles rendues obligatoires et de plus en plus chères, remboursements ridicules en optique, dentaire et audition aboutissant souvent au renoncement aux soins dans ces secteurs…

Pour le personnel médical et soignant, augmentation des charges, multiplication des contraintes administratives, dévalorisation des diplômes d’état par les accréditations, accordées par les ARS (agences régionales de santé) structures administratives toutes puissantes), sous réserve de respect collectif des prises en charge décidées de façon collective, s’opposant ainsi à l’indépendance professionnelle imposée dans le code de déontologie.

La perte de la liberté du choix des traitements dérive de l’autoritarisme des bras armés du ministère : les thérapeutiques sont maintenant très orientées par des recommandations et/ou injonctions rédigées par des agences telles que l’INCa[1] ou la HAS[2]. Leur respect est imposé par les agences régionales de santé, sous peine -en cas de refus- de perdre, pour l’établissement, l’autorisation d’exercer la spécialité. Ces règles s’appliquent tant en public qu’en privé. De plus, les médecins et paramédicaux installés en libéral sont soumis à des contrôles récurrents des agents de la CPAM.[3]

Les prescriptions et actes sont soumis à mille et une normes administratives et injonctions, dans lesquelles la rédaction des protocoles est largement soumise à des conflits d'intérêt majeurs avec les lobbies pharmaceutiques. De nombreux ukases rationnent les soins infirmiers, de kinésithérapie etc. empêchant de répondre aux besoins de la population. Les pharmaciens et biologistes voient également leur exercice dénaturé en quelques décennies.

Les conditions d’exercice sont de plus en plus précaires, la qualité des soins diminue et les fondements de notre éthique, tels que l’indépendance professionnelle, le respect de la vie et le secret médical, ont été mis à mal par la dernière loi santé[4] .

La sécurité sociale, sous le joug du ministère de la santé, est sommée d’appliquer les règles de remboursement des soins établis par sa tutelle ministérielle, de rembourser des médicaments souvent inutiles et/ou dangereux ou expérimentaux (médicaments hors liste)[5], d’organiser le harcèlement des médecins libéraux par les contrôles, les limitations de leur droit de prescription et leurs soumissions obligées aux objectifs du ROSP[6] . Au lieu de boucher le « trou », le ministère le creuse en obligeant la sécurité sociale à financer des activités telles que la recherche et la prévention qui ne relèvent pas de sa mission première (rembourser les soins des malades). La dette de la branche maladie de la Sécu persiste. La dette sociale (déficit accumulé) atteignait 236,6 milliards d'euros en 2014, soit 11,7 % de la dette publique française, malgré une dépense globale considérable pour le système de santé (13% de notre PIB, très supérieur au budget de la Justice par exemple).

Les déserts médicaux sont moins la conséquence du nombre de médecins français que de la désespérance des médecins et soignants, comme en témoigne le nombre croissant de départ à l’étranger et de suicides. Les médecins nouvellement diplômés  sont amenés à préférer le salariat dans des postes non soignants en laboratoires pharmaceutiques ou instances bureaucratiques, à l’exercice au chevet des malades. Combien de médecins et soignants réintégrables en structures de soins, si l’on se décidait enfin à réduire le nombre des « agences » de santé en tous genres qui se sont multipliées comme des petits pains depuis 20 ans[7]
 

Des solutions immédiates sont possibles

Ces maux peuvent être guéris par une réorientation franche de la politique de santé replaçant le malade, le médecin et leur dialogue singulier au cœur des préoccupations et des décisions, et consacrant l’argent de la santé prioritairement aux soins utiles au juste prix.

L’Etat est là pour administrer, et non pour soigner à la place de médecins

Il faut supprimer l’article 1 de la loi Touraine qui décrète l’état décideur des choix médicaux ! Le ministère n’a pas vocation à décider des traitements qu’un médecin doit administrer à son malade. Les opinions que le ministre proclame devraient au minimum refléter l’état actuel de la science et non plus répéter l’avis d’experts inféodés aux lobbies ; de toute façon, ce n’est pas son travail. L’Etat est là pour administrer et non pour soigner à la place de médecins, ni juger à la place des juges ! Il doit par contre veiller scrupuleusement à ce que le remboursement des médicaments ne soit accordé que s’ils se révèlent réellement utiles pour les malades (amélioration du service rendu élevé) et que leurs prix soient raisonnables comme le font les anglais avec le NICE.[8] Les médicaments en essai thérapeutique doivent être fournis par le laboratoire, comme cela était la pratique avant 2003, le premier plan cancer et l’invention perverse de la liste en sus.

Il faut abolir la loi santé 2016 qui a étendu le pouvoir délétère des ARS[9] , ainsi que la loi Bachelot[10]qui a mis en place les ARS et, en conséquence, la casse de l’hôpital public : mise en place des chefs de pôle au service sous la coupe du directeur administratif, groupements hospitaliers. Il faut supprimer « les plans » qui privilégient les demandes des lobbies et orientent administrativement le choix des soins au détriment de la décision médicale. Par exemple, le plan cancer prévu pour cinq ans est systématiquement renouvelé sans qu’aucune évaluation n’en démontre une quelconque efficacité[11] , mais son budget de fonctionnement est important et encore plus les dépenses imposées par les « recommandations » !

Il faut revoir toutes les modifications législatives, qui, depuis les années 1984, ont profondément remis en cause la place médicale dans l’organisation du système de santé et les choix médicaux[12] .

Il faut libérer la médecine, en dégraissant considérablement le mammouth administratif qui ruine et opprime.

A cette occasion, reprendre les travaux des députés et sénateurs sur l’évaluation coût-efficacité des agences multiples redondantes, coûteuses qui grèvent le budget et paralysent la résolution des problèmes par des ordres contradictoires liés aux doublons voire triplons.

Il faut supprimer les agences inutiles, limiter strictement l’action des quelques agences éventuellement utiles (suite à l’audit indispensable par l’assemblée nationale et le sénat) à l’évaluation des situations, en leur enlevant tout pouvoir réglementaire contraignant et décisionnel.

Les décisions de l’Etat doivent redevenir l’apanage de ses représentants élus. Les agences régionales de santé, dont l’opacité et les pouvoirs discrétionnaires sont source de conflits d’intérêts et de corruption, doivent être supprimées ainsi que l’INCa dont les missions de recherche et d’évaluation seront redistribuées selon les préconisations du rapport Bur datant déjà de 2011 !

Les activités des agences conservées seront rendues totalement transparentes avec des experts indépendants des lobbies, des délibérations publiées sur internet et une responsabilité personnelle financière et juridique des experts dans les décisions prises. Ce n’est qu’à ces conditions que la parole de l’Etat retrouvera sa crédibilité.

Il faut revoir la place et le rôle du conseil de l’ordre des médecins

Le conseil de l’ordre des médecins s’est illustré ces dernières années par ses condamnations des donneurs d’alerte, tels qu’entre autres, les professeurs Even, Debré ou Joyeux. Il doit être, au minimum, dépourvu de tout pouvoir juridictionnel, car il constitue l’un des derniers tribunaux d’exception. La justice doit être la même pour tous, publique, et rendue par des juges professionnels indépendants.

Revoir la gestion hospitalière publique et libérer la médecine libérale.

L’organisation et la gestion des hôpitaux doivent être confiées aux élus locaux en coopération avec les médecins et autres professionnels de santé et des représentants d’associations de patients (non subventionnées par les instances publiques, ni les laboratoires). Les élus et la direction seront responsables juridiquement de l’équilibre financier. Les choix seront établis en collaboration étroite avec le corps médical et paramédical.  

La gestion privée doit rester libre comme les autres entreprises privées dans le système libéral dans lequel nous vivons. Aucun statut d’exception  ne doit régir l’exercice medical.
La suppression du numerus clausus, l’incorporation de stages en médecine  générale dans les territoires à faible densité médicale dans la formation  universitaire  seront à envisager et à discuter  avec toutes les personnes concernées. Des mesures d’incitation fortes à l’installation  assorties de liberté de prescription et de disparition du harcèlement administratif  participeront à réduire les déserts médicaux qui relèvent aussi du désert global des campagnes.  Ceci ne peut se solutionner  de facon isolée. Ces problèmes de fond ne pourront se régler qu’en collaboration étroite avec les médecins et les paramédicaux, et toutes professions liées, jamais par des mesures coercitives bureaucratiques.[13]

Des économies possibles !

La suppression des processus d’accréditation s’impose : ils ôtent toute valeur aux diplômes d’état des soignants, médecins et aux compétences des cadres et directeurs administratifs. Ils côutent entre 3 et 5% des budgets des hôpitaux.

La suppression de plus de la moitié des normes en santé s’impose. Elles  se révèlent inutiles ou ne servent qu’à octroyer un avantage concurrentiel à un lobby. Ces économies en temps et souffrance permettront de donner aux établissements une marge financière qui pourra être utilisée à l’amélioration des soins et en particulier des urgences, et des services les plus dépourvus.

La refonte de la fixation du prix du médicament est indispensable, visant à s’aligner sur les prix pratiqués par le pays le moins disant européen. La suppression de la liste en sus et l’utilisation de la licence obligatoire[14] mettra fin aux prix prohibitifs des nouveaux traitements innovants (éventuellement sofosbuvir, traitements biologiques des rhumatismes, traitements anti-cancer…). Cela permettra de diminuer de 10% nos dépenses de santé en peu de mois. C’est une décision politique.

Les dépistages et les campagnes de vaccination, d’utilité très discutable à évaluer, ne constituent pas des soins, ne devront plus grever le budget de la sécurité sociale. Ils ne devraient, en aucun cas, être décidés par le ministère dont ce n’est pas la fonction, mais éventuellement par des instances médicales indépendantes des firmes.

Les économies réalisées permettront Le remboursement par la Sécu à 80% des soins et des appareils dentaires, optiques et auditifs, dont les prix seront négociés à un niveau raisonnable avec les professionnels.
 
Créer une complémentaire santé optionnelle et nationale gérée par la sécurité sociale
Pour diminuer le reste à charge on créera une complémentaire santé nationale optionnelle gérée par la sécurité sociale qui assurera une protection deux fois moins chère que les mutuelles actuelles, où près de la moitié des primes versées disparaissent en taxes, réserves obligatoires, frais publicitaires, salaires exorbitants des dirigeants, et, en dividendes versés aux actionnaires.
 

« La santé n’est pas une marchandise et doit échapper à la régulation boursière. »

Ces quelques mesures ne sont qu’exemples de la refonte complète du système de santé à entreprendre entre médecins, soignants, élus, gestionnaires de santé, citoyens, loin de l’influence des lobbies et des intérêts particuliers. Ce travail devra remettre en cause l’énorme arsenal législatif, visant à briser le pouvoir médical, mis en place depuis trente ans pour transformer la santé en marchandise.

Il faut redéfinir nos choix sociaux. La santé n’est pas une marchandise et doit échapper à la régulation boursière.  C’est à nous tous d’imposer ce choix à nos candidats et futurs élus.

Sans indépendance, pas de médecine !
 


Pour signer l'appel en ligne c'est par ici

N'oubliez pas de le diffuser largement

 

[1] Institut national du cancer créé en 2005 par le premier plan cancer
[2] Haute autorité de santé
[3] Caisse d’assurance maladie obéissant elle -même aux ordres du ministère.
[4] Parue au Journal Officiel en janvier 2016.
[5] Liste dite en sus des groupes homogènes de malades établie au ministère de la santé dans l’opacité regroupe les « innovations » plus ou moins récentes commercialisées à des prix exorbitants, rendant impossible leur prise en charge par la tarification à l’activité. Ils sont payés directement par la sécurité sociale aux laboratoires pour une enveloppe de l’ordre de 2.8 Milliards d’euros annuels.
[6] Rémunération sur Objectifs de Santé Publique
[7] Cf rapport Bur 2011 en comptait déjà 18 plus de nombreux observatoires difficiles à dénombrer selon le rapporteur !
[8] De nombreux médicaments très onéreux figurent sur la liste en sus malgré leur « amélioration de service médical rendu » très bas (ASMR IV) voir nul (V) par rapport au traitement classique. Pourquoi ces autorisations perdurent -elles malgré de nombreuses mises en garde ?
[9] Agence régionale de santé créée par la loi HPST de 2009
[10] HPST hôpital patients santé territoire votée en 2009
[11] Le site de l’INCa se félicite du « succès » des plans successifs, estimé sur l’augmentation d’inclusions dans les essais thérapeutiques. Mais est -ce que le malade attend l’honneur d’être un cobaye ou bien de meilleures chances de guérison ou au moins de vie en bonne condition ? 
[12] Le  respecté « médecin des Hôpitaux », titre envié encore dans les années 70, a symboliquement disparu avec la loi de 1984 le transformant en « PH » praticien hospitalier non nécessairement médecin ! Le début de la fin comme quand l’internat a disparu dans le silence complice et l’externat en 1968.
[13] Lire « Résiste » le livre document élaboré par l’association UFML.
[14] Lorsqu’il est considéré comme indispensable par la commission de transparence de la HAS.

LES 500 PREMIERS SIGNATAIRES

NICOLE DELEPINE, PEDIATRE ONCOLOGUE, PRESIDENTE DU PARTI POUR LA SANTE
JEROME MARTY, MEDECIN, PRESIDENT DE L’UFML (UNION FRANÇAISE POUR UNE MEDECINE LIBRE)
SERGE RADER, PHARMACIEN
JEAN SCHEFFER, CARDIOLOGUE SECRETAIRE DE L'APST, COORDINATION NATIONALE DES COMITES DE DEFENSE DES HOPITAUX ET MATERNITES DE PROXIMITE
GILLES  DE LA BRIERE, DELEGUE GENERAL ASSOCIATION CANCER ET METABOLISME
JOËL SPIROUX DE VENDOMOIS MEDECIN, PRESIDENT DU CRIIGEN
GERARD DELEPINE, CHRIRURGIEN, CANCEROLOGUE
BERNARD ORY  VICE-PRESIDENT FACE44 (ASSOCIATION DE MALADES DU CANCER)
CARINE CURTET, PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION AMESTIST (AIDE AU MALADES EN TRAITEMENT INDIVIDUALISE EN SPECIALITE TUMORALE)
ISABELLE ROSSI PRESIDENTE DE L'ASSOCIATION PROMOTION DE LA MEDECINE
STEPHANE LAVIGNE, DENTISTE
CHRISTINE LAMARCHE-ARENE, MEDECIN
GIOVANNI BIANCHI, ANESTHESISTE
PIERRE TIMAR, MEDECIN
JEAN-PIERRE EUDIER, CONSEILLER SCIENTIFIQUE.
DOMINIQUE SARAGAGLIA         
MARIE HELENE HAYE, CHIRURGIEN DENTISTE
MARIE-CATHERINE CIPRIAN
YOHANN GAUDE, CHIRURGIEN/ HEALTH DIRECTOR
THERESE MARIE CARLES, MEDECIN GENERALISTE
DANIEL CARIO
DOUNIA KERDOUCH     
DENIS-MADHYA LAZERME
MAGALI LE PAPE, PRESIDENTE D'ASSOCIATION
JEAN-LUC EMO, DIRECTEUR ESSMS
LINE PATRAS    
JEAN-PIERRE MATINS   
ELODIE GILBERT, KINESITHERAPEUTE
AVRIL MOLINARI           
ARNAUD CADRE            
CAROLE GAUTRON, CHIRURGIEN DENTISTE
PRISKA DUCOEURJOLY 
CHRISTIANE BREDA       
DIDIER  THEBAULT        
CHRISTINE VOLANT
SOPHIE GAUDERIC, NATUROPATHE
ANA CARRETEIRO, DOCTEUR EN PHARMACIE
SALOME LECLERC          
MARIE-CLAUDE LANG   
DIDIER  DR MOULINIER, DOCTEUR EN MEDECINE
VERONIQUE RENIER,
AUGUSTIN DE LVIOIS
CHRISTIAN CHARRON   
MARIE-CHRISTINE JEANNIOT    
GUY LONDECHAMP, MEDECIN LIBERAL
JEAN-PIERRE LEGROS    
ALAIN   PITEL, MEDECIN
ROBERT DEDIEU            
SYLVIE  BERGERON       
MARIE-THERESE PIQUET            
DANIELLE ROUSSEAU   
ANIK CHAILLE
STEPHANE ROLLI           
MICHELE GAFFET, PSYCHOTHERAPEUTE
MARION KAPLAN, BIO NUTRITIONNISTE
OLIVIER  MILLERS          
JEREMY MAZZONETTO 
CHRISTIAN EVRARD, MEDECIN GENERALISTE
FLORIAN CASTIILO, AIDE SOIGNANT
DANIELE GAMARD RAMECOURT
STEPHANE SOUEDAN, MEDECIN OPH
KIM RAY            
ANTHONY MORAL         
GUILLAUME RENEE       
VANESSA RAYMOND    
KHADIJA OKJ     
NADIA  RHAYA
LYDIE MARIN, ORTHOPHONISTE
ERIC DERIN
JEAN COUTANT, MEDECIN
ZEGGANE HILALE
MARC GOURMELON, MEDECIN GENERALISTE
BLANDINE TREMET       
EMMA  MESSANA
LUKASZ GRUSZKA          
CORINNE GUILLOT        
JACQUES BESSIN            
URSULE DURAND          
PHILIPPE DE CHAZOURNES, MEDECIN
BENEDICTE DRAULT      
CHRISTINE NAUDIN       
CLARA  GERVILLERS      
ERIC MENAT, MEDECIN
MARTINE GERVILLERS
DANIELLE POZNANTEK 
PHILIPPE DERDAR         
BELAHOUMA ATTOU
J-PIERRE AUFFRET         
SERGE MOUSSET
FRANÇOISE MUHR        
LUCIENNE FOUCRAS     
NICOLAS HUNEAU         
SAMIA  LARERE
PATRICE GOUZON, MEDECIN
SERGE DANDEVILLE, DG ADPM FDPM
CHRISTINE ARNOUX, MEDECIN
BERNARD GUENNEBAUD
BEATRICE CLEMENT      
MARIE-LISE GEFFROY, PRESIDENTE D’ASSOCIATION
LAURENCE BELO            
ALAIN CASTEL  
CORINNE DOUBLAT      
RITA TRAIN       
ANNIE BARBET 
SOPHIA ADDA  
VERONIQUE HANTZBERG, INFIRMIERE LIBERALE
AGATHE OKOU 
STEPHANE LEPAGNEY   
CATHERINE MAYER, THERAPEUTHE
MAILLARD ALEXANDRA
ANNE PATERNA
BEATRICE VOUTERS
GHISLAIN STAUMONT  
ANNE-MARIE DESPLAT 
ALAIN BOOS     
ALAIN SCOHY, MEDECIN
PAULE BERGET 
PIERRE LANCE
HENDA ALLOUANE        
GISELE  GROSSIN
ARNAUD BLOUIN
STEPHANE LAVIGNE      
MARC HEINRICH, INFIRMIER
MARILYNE FACON         
KERSTIN CHAVENT        
YOUSSOUF SIMPARA    
ANNE-MARIE AVOINE, MEDECIN HOMEOPATHE
MAROUSSIA FALLET      
JEANNINE LEBASTARD  
FRANCINE BAUDIN        
VIVIANNE RETAILLAUD
DJAMILA CHELGHAM   
ISA FELDHEIM  
CECILE TALLET  
IMAN BELLAGHA
SYLVIE CHETAILLE         
EDITH   GOMES
JEAN-MARIE MICHEL
ANNE MARIE     DERANQUE, PHARMACIEN
ANNE    SIMI     
PIERRE  SIMI     
CLAUDE DERANQUE
GAEL     PINARD
VICTORIA FERRARI        
CARINE LE BRET
ZANA ADZIC     
BEMA COULIBALY, PRATICIEN HOSPITALIER
JEANNINE BRIFFA          
MANUELA CORRE, PATRICIEN HOSPITALIER
EVELYNE BOUTES          
KHADIDJA OSMANI
M FRANCE DESERT        
EDITH GUITTON             
PATRICIA RIOU 
REMY BELLIS
THERESE MARIE CARLES, MEDECIN GENERALISTE
JEAN-CLAUDE TILLIER   
KATIA MENIEL  
ANNE REVOL    
ADRIENNE BOUCHARD 
LAURENT BARTHEL       
AGNES  PORMENTE
CHRISTOPHE CAUET     
NICOLAS BURIEZ            
ELISABETH GEFFROY     
NICOLAS BURIEZ            
SYLVIE TORRES
ARENOS LINA   
JACQUES GUYOT           
JACQUELINE ICHE          
NICOLE AFCHAIN           
JACQUELINE DELMOTTE, MEDECIN
FREDERIC DEBOUDT     
ELIANE DI MASCIO       
JOHANNIS AURIC           
CHRISTIAN SAGITTARIO
MICHELE HOULES          
MARIE  LEVESQUE DU ROSTU   
MARIE  DELPEYRAT       
SERGIO GUGLIUZZA BIASUTTI   
ALAIN   ROIRANT
MARIE JOSE ELHAIMER, DENTISTE
LUCIEN ROUX
BELKACEM FERHAT       
PHILIPPE LEDDET           
MONIQUE BOURGUE   
ELISABETH HITSCHLER
ELIZABETH BERNE         
FABRICE ACIER 
CHRISTOPHE NAHON    
BARBARA TEXIER           
MICHEL LE FEBVRE        
CLAUDE DESMOULINS
POL RIBEYROTTE           
MARC MENARD             
CELIA BELOUNIS            
DANIEL HOURTIC          
MICHELE NAGEL            
FLORENCE LEMAIRE      
CORINNE OMONT         
JULIETTE CLAUDE          
DANIELLE MARCHAL     
FLORE DUPUY  
MOULIN CATHERINE    
CLEMENCE-SYLVIE PERRIN         
MARIE NOËLLE  LEBO    
NADINE MARTINEZ
REGIS RENARD
MARGAUX VIDAL          
KRISTINE JOUAUX
JOELLE  NOGUES            
CHRISTELLE MATHILLON
MAURICE SENECLAUZE
BRIGITTE COURBIS        
FRANÇOISE SENECLAUZE           
PATRICK BALLOT            
PASCAL ROZAN, TECHNOLOGUE EN IMAGERIE MEDICALE
CHRISTOPHE CLAUDE   
MARTINE POLLY             
FRANCOISE DUBEROS   
PATRICK PATRAS           
DANIELLE SOLLIER         
ARMELLE MICHELET     
SONIA TAESCH  , DIRECTEUR DE RECHERCHE
ELIANE FAVRE 
JEAN-LUC DENYS HEILPRAKTIKER
JOSE LUIS MUNOZ         
MARIE  RAYMOND
BERNARD HEUDE
COLETTE PRADO            
CARLA  FERNANDEZ, MEDECIN
CHRISTOPHE BOULAIN
JEANNINE GROSEILLE   
PATRICIA LAUBY            
CATHERINE PLONQUET DECLERCK, PODOLOGUE
MATTHIEU BOURY        
JEAN ADOR       
BRIGITTE MOUGEL
EVELYNE EPIARD           
LAURENT GALLETY        
JOELLE  MEDIOUNI       
BRUNO BETHENCOURT
BERNARD DUSSAP, RETRAITE HOSPITALIER
ANNE-MARIE PAQUET  
JC RIGOULOT   
AMBRE RIOT    
JACKY QUEQUET
DOMINIQUE QUEQUET
EDMOND BIDAL             
MARTINE GUILLAUME CARRIE  
FABIENNE DUCARUGE  
JOCELYNE BARREAU     
GILLES  PARTHONNAUD            
SYLVIA  NGHET
CORINNE PONSOLLE
ISABELLE GURY, MEDECIN
LAURENT GALLETY        
MARTINE ZANARINI      
ANNIE DUSSAP 
MARTINE ROUCH          
MYRIAM OUAFKI           
EDITH SAINT-DIZIER      
ARLETTE BARONE          
MARYSE MADEC            
MARIA  JACQUELIN, INFIRMIERE
JEAN PAUL MARSAULT 
ERIC AUPOL      
YOLANDE BROCHARD  
MIREILLE TARDY            
JEAN-JACQUES  GUYOT
DOMINIQUE FORTIN    
FRANÇOISE DUMONT   
MONIQUE ENFRIN        
CLAUDE PLENIER, MEDECIN
LAURENT BOYON          
MARIE-HELENE DEBAR 
THIERRY ARVIEUX         
CLAIRE  CHAUDIEU, KINESITHERAPEUTE
BERNARD MICHAUD     
YVELINE SEBELIN           
DOMINIQUE LAUVRAY 
ELIANE LAUVRAY          
FLO GUERIN     
FLORENCE JOUBERT
DANIEL GAUTIER
JEAN-PAUL MIR, MEDECIN GENERALISTE
LIOUDMILA OSSOKINE 
PATRICE GODARD, AIDE-SOIGNANT APHP
FABRICE RAYNAUD       
PASCALE TARISSAN
DANIEL COUSIN
DELPHINE PEVROL        
ADELINE WALZ 
MARTINE DESAY            
JEAN MICHEL MAZIERES            
MARYSE MAZIERES
NORA BARGIEL, AIDANT MALADE GLIOBLASTOME
NADINE BIHORE            
ALAIN BIHORE, MEDECIN
CECILE SETTON
YVES GENDROT
MONIQUE URLACHER
NOEMIE MARIE
JEAN-MARIE LAPP         
YVONNE HERIN
MARTINE DUROCHER   
ANNE PENDARIES          
SYLVIE JOUANNY
NADIA  BAZIZI
ELODIE MALASSIS         
GEORGES DOMERGUE 
GAEL PINARD   
SYLVAIN POREDOS        
MICHEL VAILLANT         
SABINE SCELLIER           
HUGUE'TTE NOYANT    
LEONARD ZANDSTRA    
VALERIE FRANCISQUET
MERYL  GUILLAUME     
MARYSE MAZIERES       
STEPHANIE TOTH-HAVARD       
FLORENT TOTH
GONZAGUE BIGO          
JEAN PIERRE VON KANEL           
CECILE QUIN
GWENOLA BILLARD      
THIERRY COURSEAUX   
ANNE GARY      
VERONIQUE TREVISIOL
AGATHE BURETTE         
BAUDOUIN CAIRONI, MEDECIN HOMEOPATHE
MARINE JOSEPH            
STEPHANE PLAWESKI, CHIRURGIEN DES HOPITAUX CHEF
VINCENT MORIN, CHU GRENOBLE HOPITAL SUD
NUNO FERREIRA            
MURIEL TOINON           
CAMILLE DUVAL            
LILIANE PERIER-MUZET
NATHALIE MAHIEU, PRATICIENNE EN SANTE NATURELLE
JEAN PIERRE FAYOL, NATUROPATHE
CHANTAL TRICHARD     
GAELLE MOURIC            
SONIA   ALLOUANE        
GILLES  SCHMITT           
GERARD PONSOLLE       
NAWEL ALLOUANE        
KADER  YACEI   
DOMINIQUE PARISSE                  
MYRIAM DAVID
XAVIER DAVID 
FRANCINE COLLETTE, INFIRMIERE
BAPTISTE FISCHBACH   
PATRICE RUGA 
JACQUELINE GIBOUIN, CADRE DE SANTE VHU
ANNIE TERNISIEN          
ODILE MORANT, MEDECIN
CHANTAL AUGUEUX     
JOËLLE  JOUREZ
LAURENT HERVIEUX, MEDECIN
PASCALE JEAN  
PATRICIA PONCET         
PâQUERETTE VILLIEN 
BEATRICE CAZIS
VINCEN MARS  
DENISE DIAS     
MYRIAM MESNARD, INFIRMIERE
GABRIEL SEBAUX           
FANNY  KAPLAN             
MALOU BRUN  
NICOLE LE GUILLOU      
GUILAINE TOURNAN     
EMELINE REDOUTE       
LAURE  KRASOUSKY      
GUILLAUME SABATIER               
OLIVIER DUR    
LOLA CRUAUD 
MARIE CHRISTINE         
PIERRE  MARION, MEDECIN
SABRINA LECUYOT        
NICOLE DAT
CORINNE MEIGNAUD
CHARLOTTE POUZADOUX          
RICHARD HAAS, RETRAITE DU DOMAINE DE LA SANTE
JEAN-PIERRE DURIF       
FRANÇOISE KAZIA          
MURIELLE MICHAUD    
NANINE GILLET
FRANCOIS LE PON         
ANNA POURQUEY, PRESIDENTE ASSOCIATION BIOTIFUL LIFE
NATACHA BOUSAC        
GEORGES CARREIRA, IINFIRMIER APHP
GUILLAUME DAT           
MIREILLE MAURY          
MYRIAM BENGOUGAM
JULIETTE LABESSE         
MARTINE SANCHEZ       
MARIE-LINE ALLARD     
MARIE POUCHOY          
MICHELE LUCET, INFIRMIERE PUERICULTRICE
SEVERINE WIART           
M-CHRISTINE FRAJER   
JEAN CLAUDE DELAUNAY          
MARIE MADELEINE DELAUNAY 
BRIGITTE MOULINIER   
GEORGINE LAFONTAINE            
MADELEINE VERGNOLLE            
FRANÇOISE VASSEUR    
ARNAUD MOULINIER   
THERESE DUPONT         
GEORGIA ARISTE-ZELISE             
PATRICK MILLET            
FREDERIC SCELLIER       
DIDIER  OYHENART, HYPNOTHERAPEUTE
MARIE THERESE CARRERA         
ESTELLE CERRUTI           
NADINE DE LAJUDIE      
MAURICETTE LIBERAL  
CHANTAL DEBARD
CEDRIC CERDAN            
DAVID  MANOT, KINESITHERAPEUTE
REGINE KOU - BAYOUX 
JEAN-CLAUDE CONSALES           
ZOHRA SAGET 
MARIE-AUDE RIGOULOT
CHRISTINE VILLENEUVE
VALERIE DUBOIS            
DANIELLE SCHATTEL, SAGE-FEMME
JEROME SCHATTEL       
CORALIE PINARD           
DENISE MONDINO        
DIANE   DELAMARE       
NOLWENN JARRIGE      
VIOLAINE PERCIE DU SERT
GENEVIEVE GHIS           
CATHERINE DEBIAIS      
SYLVIE ANDRE
BEATRICE ESCALONA    
ANGELA NOTTBROCK, PHARMACIENNE
FANNY  LAGRANGE, SOPHROLOGUE
MARIE-LAURE CHERSOULY        
VIOLETTE BALLOT          
SYLVIANE CARLIER        
PASCALE CARRASCO     
ELISABETH SCHWAL      
MURIELLE GLABAY        
GAËTANE FOURES, INFIRMERE
VERONIQUE PEIGNAUD
ODILE GALAN   
EMMANUELLE MOULINIER-PARE           
HERVE DOUILLARD       
SYLVIE MALLET
DOMINIQUE RENARD, MEDECIN
JEAN ROBERT
IRENE MORGAND          
ISABELLE FOREST           
M ROCHEM, PROFESSIONNELLE MEDICO SOCIAL
GENEVIEVE VILLENEUVE
ANNE-LAURE GAMARD TAYSSIER           
HELENE PECATE            
ANNE LAURE PROUST SERANGE, CHIRURGIEN DENTISTE
ISABELLE CAUSSE-CAZES            
ISABELLE ARAUD           
JEAN-MARIE DUPY        
GUY LALIERE
SOLANGE BUISSON       
CLAUDE ALEXANDRE    
GAELLE PIGASSOU         
ALAIN   MARION, FNATH ET VICE PRESIDENT DE CRU
JEAN PIERRE NIQUET    
VANESSA FATHI
MATHILDE VIN 
JY PERROUSSET
FRANCOIS BONNEFOY  
SEBASTIEN NONY          
JEAN-MICHEL KREBS     
DIDIER  FAYOL, MEDECIN
JEANNETTE DIRAT         
JEAN ROGER DIRAT       
MAURICE FELGINES      
TRISTAN ARAGAU         
NICOLE LE GUILLOU